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Taureau ou bœuf ?Première partie

L'une des pires cruautés que l'on peut commettre c'est de transformer en un être triste et sérieux. On l'y a obligé, car s'il n'est pas triste et sérieux, il est impossible d'en faire un esclave - un esclave sur tous les plans; sur le plan spirituel, l'esclave d'un dieu fictif, d'un ciel et d'un enfer imaginaires; sur le plan psychologique, parce que la tristesse et le sérieux sont anormaux... ils doivent être imposés au mental. Le mental se fragmente et est démoli; sur le plan physique, parce que l'homme incapable de rire ne peut être en bonne santé.

Le rire n'est pas unidimensionnel; il inclut les trois dimensions de l'homme. Lorsque l'on rit, le corps participe, le mental participe, l'être participe. Le rire fait disparaître les différences, les barrières, la personnalité schizophrène.

Mais il représentait un obstacle pour ceux qui voulaient exploiter l'homme -les rois, les prêtres, les politiciens futés, et ils s'évertuèrent à l'affaiblir, à le rendre malade. Rendez l'homme misérable et il ne se révoltera jamais.

Dépouiller l'homme de son rire, c'est lui enlever sa vie même.
Enlever le rire à l'homme, c'est le castrer spirituellement.

Avez-vous déjà remarqué la différence qui existe entre le taureau et le bœuf ? Ils étaient pareils à leur naissance, mais le bœuf a été castré. S'il ne l'est pas, on ne peut s'en servir comme esclave pour porter des charges, pour tirer des voitures. On ne peut atteler un taureau à une voiture, car il est si puissant qu'il est impossible de le maîtriser; il a une individualité propre. Le bœuf n'est qu'un très faible écho de son être véritable, il n'en est que l'ombre. On l'a détruit.
 

Osho, extrait de : Zarathustra : The Laughing Prophet