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Le Bouddha rieurSixième partie

Ce que j'essaie de vous démontrer, c'est que nous ne rions que lorsque quelque chose nous oblige à rire. Quelqu'un raconte une blague et on rit, car la plaisanterie crée une certaine émotion en nous. Tout le mécanisme de la plaisanterie provient du fait que l'histoire suit une direction et change soudain de cap; et le virage se fait plus brusquement et plus radicalement que l'on n'aurait pu l'imaginer. L'émotion grandit et on attend de voir comment cela va se terminer. Et tout à coup, on comprend que ce qu'on attendait ne se produit jamais; une chose totalement différente survient, une chose totalement absurde, ridicule, imprévisible. Une plaisanterie n'est jamais logique, car si elle l'était, elle perdrait tout caractère humoristique, la substance du rire, puisqu'elle serait prévisible. En écoutant la plaisanterie, on en devinerait la fin, car ce ne serait qu'un syllogisme, une simple question d'arithmétique et elle n'aurait rien de drôle. La plaisanterie prend un virage si soudain, si brusque qu'il est presque impossible d'en imaginer ou d'en prévoir la fin. Elle fait un saut, un bond, un bond quantique et elle libère le rire. Il s'agit d'une forme subtile de chatouillement psychologique.

Je me dois de raconter des plaisanteries, car je crains que vous ne soyez tous des gens religieux, car vous avez tendance à être sérieux. Je dois vous chatouiller pour que vous oubliiez parfois vos dévotions, que vous oubliiez toutes vos philosophies, vos théories, vos systèmes et que vous retombiez sur terre. Je dois sans cesse vous ramener sur terre, car sans cela, vous aurez tendance à être sérieux et à le devenir de plus en plus. Et le sérieux est une tumeur maligne.

Vous avez beaucoup à apprendre de Hotei.
 

Osho, extrait de : The Razor's Edge