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Osho Books I Have Loved Les Livres que j'ai aimés

Le cinquième…
Cet homme n'est connu que de très peu de personnes, pour la simple raison qu'il n'a jamais écrit ni n'a jamais parlé. Mahakashyapa. Tout ce que l'on sait de lui est cette anecdote.

Un jour, Bouddha est arrivé pour son discours du matin avec une fleur de lotus dans la main. Il s'est assis silencieusement, s'est mis à regarder la fleur sans prononcer un seul mot. L'assemblée des dix-mille sannyasins était déconcertée, cela ne s'était jamais vu. En premier lieu Bouddha, qui n'était jamais auparavant venu avec quoi que ce soit, arrive avec une fleur de lotus et deuxièmement il avait l'habitude de parler immédiatement, or aujourd'hui les minutes et les heures passent et il regarde juste la fleur. Beaucoup ont du penser qu'il devait être devenu fou. Seul un homme n'a pas adhéré à cette idée, il a ri. Cet homme, c'était Mahakashyapa.

Bouddha a levé les yeux, a ri et a appelé Mahakashyapa à lui, lui a donné la fleur et a dit à l'assemblée que le sermon était terminé en prononçant ces mots : 'je vous ai donné ce à quoi vous avez droit et j'ai donné à Mahakashyapa ce qu'il mérite, et c'est bien ainsi. Je vous ai parlé pendant des années avec des mots et vous n'avez jamais compris. Aujourd'hui j'ai parlé en silence et le rire de Mahakashyapa a prouvé qu'il a compris'. De cette façon mystérieuse le successeur a été trouvé. Mahakashyapa est devenu le successeur de Bouddha. Une étrange façon….

Les disciples de Mahakashyapa ont écrit quelques bribes à son sujet que l'on peut appeler 'son' livre. Mais en vérité, il ne les a pas écrits, ni ses disciples ne les ont signées, ces bribes sont anonymes. Mais quoi que ce soit qui a été écrit est d'une immense beauté. Quelques fragments, juste comme des morceaux de la pleine lune; si vous pouvez les assembler, la pleine lune sera de nouveau là. Le secret pour les assembler est la méditation.

La tradition qui découle de Mahakashyapa est Zen. Il est le premier patriarche du Zen, de dhyana. … étrange, ce n'est pas Bouddha mais Mahakashyapa qui est le premier…
Bouddha a parlé pendant quarante ans, Mahakashyapa n'a jamais parlé ; le seul son qu'il a jamais émit a été celui d'un rire. Que vous appeliez cela parler, c'est une autre histoire. D'une certaine façon, c'est un langage – cela veut dire que l'existence entière est une plaisanterie. Cela indique à Bouddha, 'quelle plaisanterie !'

Dès l'instant où vous comprenez que l'existence entière est une plaisanterie, vous avez tout compris. Il n'y a aucune autre compréhension, aucun autre éveil. Tout le reste est pseudo.

Devageet, peux-tu me rappeler où nous en sommes, le nombre ? - Puisque même dans les chroniques posthumes, le post-scriptum, je dois en faire dix. Quel est le nombre que tu as dit ?
'Numéro six, Osho'

Bien; c'est si beau que j'ai dit posthume. Je suis vraiment mort, c'est pourquoi je vous permets de m'appeler 'celui qui est béni'. (Bagwan, the blessed one) - Si je ne suis pas mort, alors m'appeler 'celui qui est béni' n'est pas juste.

Le mot posthume m'est venu accidentellement. J'allais dire le post-scriptum, mais parfois la vérité sort accidentellement. Elle n'est pas arrangée, ordrée, elle éclate juste comme un volcan. Je n'allais pas le dire, mais c'est venu de lui-même. La vérité a ses propres voies. Je suis vraiment un homme posthume, je suis mort il y a bien longtemps.

Le sixième…