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Osho Books I Have Loved Les Livres que j'ai aimés

Les Livres que j'ai aimés

Neuvième
J'ai ai toujours aimé les livres de P.D.Ouspensky, bien que j'aie n'aie jamais aimé l'homme lui-même. Il ressemblait plutôt à un instituteur qu'à un maître; est-ce possible d'aimer un instituteur ? J'ai essayé lorsque j'étais à l'école primaire et j'ai échoué; j'ai de nouveau échoué dans le secondaire, puis encore à l'université. Je n'ai pas pu les aimer et je ne pense pas que quiconque puisse aimer un instituteur, un professeur; particulièrement si celui-ci se trouve être une femme; alors là c'est impossible ! Il y a quelques idiots qui épousent même des professeurs femmes ! Ces derniers doivent certainement souffrir de cette maladie que les psychologues appellent 'masochisme'; ils sont en recherche de quelqu'un pour les torturer.

Je n'aime pas Ouspensky. Il était très exactement l'instituteur, même lorsqu'il parlait à propos des enseignements de Gurdjieff. Il se tenait devant un tableau noir, une craie à la main, une table et une chaise devant lui, exactement comme un instituteur, avec ses binocles et tous les attributs de cette fonction, rien ne manquait. Et la façon dont il enseignait ! - Je peux comprendre pourquoi il a attiré si peu de gens, bien que son message fût d'or.

La deuxième raison pour laquelle je le déteste est qu'il fut un Judas. Je ne peux pas aimer quiconque trahit. Trahir c'est commettre un suicide, un suicide spirituel. Même Judas a dû se suicider dans les vingt-quatre heures qui suivirent la crucifixion de Jésus. Ouspensky n'est pas une histoire d'amour pour moi, mais qui puis-je ? – c'était un auteur capable, doué, un génie. Le livre que je vais mentionner est en fait une publication posthume. Il n'a jamais voulu qu'il fût publié de son vivant. Peut-être il avait peur, peut-être a t'il pensé que ce livre ne s'avérerait pas être à hauteur de ses espérances.

C'est un petit livre avec comme titre L'homme et son évolution possible. Il a écrit dans son testament que ce livre ne devrait être publié qu'après sa mort. Je n'aime pas cet homme, pourtant je dois dire, malgré moi, qu'à travers ce livre il a presque anticipé ma venue et celle des mes sannyasins. Il a prédit la future psychologie et c'est ce que je bâtis ici – l'homme nouveau, l'homme du futur. Ce petit livre doit devenir un thème d'étude incontournable pour tous les sannyasins.