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Osho Books I Have Loved Les Livres que j'ai aimés

Les Livres que j'ai aimés

Le dixième…
Le dernier pour cette session. C'est un tout petit livre, connu seulement d'une minorité de gens de part le monde, mais sa promotion doit être faite à tout un chacun. Ce sont Les Chants de Chandidas - un fou bengali, un Bâul. Le mot Bâul veut dire : un fou. Chandidas a dansé et chanté de village en village et personne ne sait qui a rassemblé ses chants. Ca a du être quelqu'un mû par un esprit large et généreux, si généreux qu'il ne s'est même pas nommé.

Les Chants de Chandidas… je me sens dans un tel émerveillement, rien que de prononcer le nom de Chandidas et mon cœur commence à palpiter d'un battement différent. Quel homme était-ce ! Et quel poète ! Il y a eu des milliers de poètes, mais Chandidas est de la même catégorie que Salomon, rien moins que cela. Si Salomon [Cantique des Cantiques] peut être comparé à quelqu'un, alors c'est à Chandidas.

Les chants de Chandidas chantent des choses étranges – ils parlent de Dieu qui n'existe pas. Chandidas sait également que Dieu n'existe pas, mais il chante à ce propos parce que Dieu représente l'existence. Dieu n'existe pas ; il est existence.

Chandidas chante également la méditation, bien que rien ne puisse être dit au sujet de la méditation - mais néanmoins, il dit quelque chose, quelque chose qui ne peut pas être ignorée. Il dit : 'la méditation est l'équivalent d'un état de non-mental'. Quelle extraordinaire formule ! Albert Einstein aurait été jaloux de Chandidas. Hélas, Einstein ne connaissait pas Chandidas ni d'ailleurs la méditation. Un des plus grands hommes de ce siècle et il était absolument ignorant de la méditation. Il était conscient de tout sauf de lui-même.

Chandidas chante des chants d'amour, de conscience, de beauté, de nature. Et il y a même quelques chants qui n'ont aucun thème particulier, juste une pure joie, la joie de chanter – les paroles n'ont aucune espèce d'importance.
C'est mon dixième et dernier livre aujourd'hui.